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Une réussite parfaite


Le joueur d’échecs (lu par Jacques Weber), Stefan Zweig, Paris : Thélème, 2010. 2 CD p. 24 €

Je ne me lasse pas de lire du Stefan Zweig. De lire ou de l’entendre. Pas plus que je ne me lasse de découvrir des livres audio. Les éditions Thélème comptent parmi les meilleures dans ce domaine encore méconnu du grand public, malgré la percée en force réalisée grâce à leur concurrent, Audiolib, dont le catalogue croît à une vitesse constante.
En cette fin d’année 2010, Thélème sort une série de nouveautés impressionnante : Les misérables de Victor Hugo (magnifique), trois Stephen King, La dame aux camélias de Dumas fils. J’en passe, et d’aussi bons, que vous pouvez découvrir sur le site des éditions Thélème.
En deux bouchons, au volant de ma voiture, j’ai dévoré Le joueur d’échecs de Zweig, superbement lu par Jacques Weber (il a d’ailleurs reçu le prix “Lire dans le noir” pour cet enregistrement). L’histoire passionnante de cette confrontation sur un paquebot entre un champion du monde d’échecs, une brute sans culture mais imbattable, et un Viennois qui vient d’échapper à la Gestapo, sauvé par les échecs – mais à quel prix… Une nouvelle parfaite, deux heures de pur bonheur.

Pour écouter un extrait, cliquez ici.

Une réaction sur “Une réussite parfaite”

  1. Sebastien dit :

    J’ai encore plus apprécié « Lettre d’une inconnue » de Stefan Zweig (éditions Livraphone) ! Un récit déchirant dans lequel on vit réellement l’histoire grâce à la voix de Claude Bermann qui nous transmet toutes les émotions !

    Amateurs de Zweig ou non je le conseille fortement !!!

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…