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Une sortie de crise turque ?


Dans sa chronique “Géopolitique” sur France Inter de ce 2 juin, Bernard Guetta analyse parfaitement ce qui est peut-être le véritable enjeu du tragique épisode de l’attaque, par les forces israéliennes de la flottille pro-palestinienne.
Depuis des années, on prétend chercher une issue diplomatique à la crise israélo-palestinienne qui empoisonne le monde, et tout particulièrement cette région du Proche et Moyen Orient. Dans cette région, un pays joue un rôle clé : la Turquie, dégoûtée par l’attitude des Européens qui, après un pas en avant, en ont effectué une dizaine en arrière pour le dossier de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Dirigée désormais par des islamistes modérés ayant accepté la légitimité, elle entend récupérer son influence sur la zone couverte jadis par l’empire ottoman. Et son gouvernement pourrait avoir décidé d’appliquer une des méthodes privilégiées par les psychologues situationnistes.
Ceux-ci, en effet, ont constaté que, souvent, dans une situation de crise psychologique, ce qui est présenté comme une “thérapie” peut devenir un facteur qui nourrit la crise, si cette “thérapie” ne conduit pas à une solution rapide. Il faut alors élargir le champ des possibilités et des actions et faire preuve d’imagination. C’est ce qu’ont fait, sans doute, les Turcs.
Puisque les négociations entre les Israéliens et les Palestiniens ne mènent à rien – et la responsabilité des deux parties est évidente dans cet échec, à des degrés divers –, cette flottille – qui n’aurait alors d’humanitaire que le nom – est venue rompre un cercle vicieux : celui des négociations qui n’étaient qu’une manière de laisser pourrir la situation. Comme César franchissant le Rubicon, cette tentative de forcer le blocus avait avant tout pour objectif de pousser les Israéliens à un acte “irréparable” : soit l’abandon de facto du blocus, soit une intervention militaire qui leur causerait des dommages diplomatiques irrémédiables.
On dira que, délibérément, les Turcs auront alors mis des vies en danger, tout en se permettant de se dédouaner en rejetant la pleine responsabilité de ce drame sur les Israéliens. Sans doute. C’est aussi une manière cruelle et violente de nous rappeler que nous sommes en guerre, une guerre qui ne concerne pas seulement Israël et la Palestine, mais le monde entier.
Des morts, il y en a déjà eu, beaucoup trop, des deux côtés. Il pourrait y en avoir d’autre ; la stratégie évoquée ci-dessus, si elle est avérée, peut aussi bien conduire à un embrasement généralisé. Coup de poker ou fine stratégie sur un échiquier miné, elle pourrait aussi contraindre les belligérants à trouver rapidement de vraies solutions.

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    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.