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Vogue la galère !…


9782867465031 Auteur de trois romans dont le délicieux Tribulations d’un précaire, l’auteur américain Ian Levison publie aux éditions Liana Levi une nouvelle fiction loufoque et désenchantée, Trois hommes, deux chiens et une langouste. Avec ironie et tendresse, l’auteur campe trois personnages paumés : Kevin, Mitch et Doug. Les trois inséparables tentent de survivre mais la vie en Pennsylvanie n’est pas rose. Kévin, marié et père d’une petite fille, sort de prison pour avoir cultivé de la marijuana. Poussé par sa femme Lynda, il survit en promenant les clebs de quelques gens fortunés. Mitch, diplômé de lettres, travaille dans le rayon auto d’un supermarché et se fait virer pour une stupide blague téléphonique. Quant à Doug, il perd son job de cuisinier lorsque le restaurant où il travaille fait faillite.
Les trois amis, véritables ados attardés, se retrouvent donc quotidiennement dans un salon crasseux à fumer de l’herbe et à établir des plans sur la comète. Il faut dire que la petite ville de Walston n’est pas l’endroit rêvé pour trouver du boulot : ancienne cité minière des environs de Pittsburgh, elle n’offre que peu d’opportunité mais en revanche beaucoup de pollution à en croire l’usine de traitement de métaux qui crache jour après jour une fumée noire et épaisse. Défoncés la moitié du temps, les trois compères se perdent en plans foireux : ils tentent le vol d’une Ferrari (ce qui nous vaut quelques pages merveilleuses) et mettent ensuite au point un trafic de médicaments. Dépités par les échecs et manquant cruellement d’argent, ils finissent par tenter le tout pour le tout : attaquer un fourgon blindé…
Si on rit beaucoup, on ne peut s’empêcher d’être apitoyé par ces gentils monte-en-l’air qui veulent juste sortir la tête hors de l’eau : payer les factures et s’offrir un voyage. Petite merveille d’humour fin et dérisoire, le roman de Iain Levison met à jour la faillite d’une société où les plus belles espérances finissent par prendre l’eau.
Trois hommes, deux chiens et une langouste. Iain Levison, traduit de l’américain par Fanchita Gonzales Batlle, Liana Levi, 267 p.

Réagissez

    • Il faut

      Si Marine Le Pen ne réunit pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature à la Présidentielle, tant mieux ! En 2002, Chirac avait donné des instructions pour que le père les obtienne et puisse concourir : on a vu les conséquences le 21 avril. Il faut récuser l’argument selon lequel « je suis contre vos idées, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez les défendre » : car eux, ne demandent qu’à se débarrasser de nous…

    • Il faut

      Rien ne dit que le sémillant Wade, qui brigue un troisième mandat présidentiel alors que la Constitution du pays ne l’autorise à en accomplir que deux, ne postulera pas, le moment venu, pour un quatrième. Il ne faut pas décourager les vocations, fût-ce à 85 ans (déclarés) comme lui ; d’ailleurs, il y a trop de jeunes au Sénégal…

    • Est-il politiquement correct de se dire que

      des gens à la rue par ce froid n’est pas acceptable. Maggie ne joue pas les enchanteresses. Peter refuse que les bus de l’armée servent aux transports, concurrence avec de Lijn oblige. Et les bien-pensants estiment que « les bobos gauchos » … doivent prendre « en charge, chez eux et à leurs frais, quelques réfugiés économiques ». Triste pays, tristes sires. Personnellement, je préférerais que mes impôts leur servent à quelque chose, plutôt qu’à financer les intérêts notionnels et particuliers de certaines entreprises.