Facebook

Waterloo, morne plaine ?


© Paolo Pellizzari


Ils étaient trois mille pour trois jours, durant la reconstitution de la bataille de Waterloo. Ils viennent de toute l’Europe et se déplacent de Waterloo à Sébastopol et de Sébastopol à Austerlliz.
Ces sont des soldats d’un autre temps avec leurs balles à blanc que personne ne craint, qui campent par tous les temps et se retrouvent autour du feu avant de dormir dans leur bivouac.
Et parmi eux il y a Napoléon, élu ou autoproclamé. Et s’il y en avait deux à prétendre être Napoleon ? Se sont-ils affrontés en duel ? Ont-ils renvoyé l’autre à la maison ? Et les 200 chevaux, qui font la route depuis Prague ou Padoue, auxquels on a appris à ne pas avoir peur du bruit, qui se battent comme tout le monde ? Enfin, il y a ce grognard, celui qui meurt le premier dans la bataille, venu de Pologne et obligé de rester couché toute l’après-midi car les morts ne ressuscitent pas…
Pour finir, il y a moi, avec tous ces enfants venus assister au spectacle ; je m’amuse à les voir et me réjouis de cette diversité humaine prête à embrayer le pas sur les idées les plus saugrenues.
Vive l’Empereur !

Réagissez

    • Il faut

      En lisant ces quelques lignes de No Exit, traduction d’un article de Philip Gourevitch dans le New Yorker du 12 décembre 2011 (chez Allia) : « L’automne dernier, il a inauguré une exposition d’art moderne. Occasion pour lui de se montrer en homme du peuple, qui apporte l’art des élites au citoyen. Or, après avoir contemplé un carré orange d’Yves Klein, il a dit : Cà, c’est plusieurs millions ». Puis il a demandé : « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? » Ses remarques ont provoqué les railleries consternées de la presse », il ne faut pas être grand clerc pour savoir de qui il s’agit, et de quelle « représidentialisation » ratée on parle…  

    • Il faut

      Il aurait fallu dire un mot de l’absurde prétention de DSK à demander réparation à son accusatrice (et à hauteur d’un million de dollars) pour « perte d’emploi » et « détresse émotionnelle ». Mais les choses vraiment sérieuses s’engagent désormais dans la zone euro. Tandis que les épargnants grecs retirent leur argent des banques, l’UE s’apprête à en exclure le pays (on appelle cela le « Greexit »), exactement comme si un quidam se voyait signifier sur l’écran d’un distributeur que son crédit est épuisé et que la machine va avaler sa carte. Preuve définitive que les mesures d’austérité pour les seuls bas revenus ne fonctionnent pas…

    • Il faut

      S’il faut revenir, dans cette série, à la politique belge, ce serait pour en repartir tout aussi vite, à la lumière (?) des récentes saillies de Philippe Moureaux, l’historien qui réintroduit le Docteur ès désinformation Goebbels dans le paysage, aux pugilats du même avec Didier Reynders, dérapant en direct sur la route menant de l’Afghanistan à la Wallonie. A ce compte, Molenbeek mérite mieux que d’être l’épicentre de ce monde plein de raccourcis…